dimanche 26 juillet 2015

Ma confiance en moi, un joyeux capharnaüm

                 Ah, cette chose qui préoccupe et empli notre petite tête de milliers de question, la confiance en soi. Comment ça marche ? Qu'est-ce que ça fait ? Comment on l'obtient ? C'est parfois un long chemin personnel, ou dans d'autre cas on l'a déjà, sans avoir à se questionner. Suspense, suspense, je suis plus attachée à la première catégorie.

             Avant toute chose, je ne pense pas être totalement dépourvue de confiance envers mon humble personne, mais j'ai de grosses carences sur certains aspects. Parlons-en de ces aspects ! J'ai confiance en mes capacités intellectuelles, je sais que je vais réussir sans aucun soucis mes études même si, notamment avant un examen je le suis tout de suite moins. J'ai aussi confiance en mon honnêteté et ma persévérance. Je sais (plus ou moins) qui je suis et ce que je vaux. 
                    Oui mais voilà, si ce n'était que ça. Or il y a une dualité constante "J'ai confiance, mais..." Evidemment, je me pose des tonnes de questions "Oui ok j'ai confiance mais si je fais ça ou ça ?" Du coup bim elle retombe. Forcément c'est pas évident à gérer, d'autant plus que cela dépends d'éléments extérieurs, prenons un exemple tout bête. Vous vous sentez bien, prêts pour cet examen ou cette compétition et d'un coup un joyeux virus pointe son museau. Comment voulez-vous avoir confiance par la suite ? Et dans mon cas ce genre d'événements arrivent assez souvent. Régulièrement les crises d'angoisses viennent tout gâcher alors que ça fait des semaines que je me prépare et fait des efforts pour réussir ce que j'entreprends.  Un peu comme avec ce blog, j'ai une motivation folle pour faire des articles, j'essaie d'écrire le mieux possible et vint le syndrome de la page blanche ou de la fatigue. 
Seulement voilà, quand j'écris l'article je suis pleine de fierté et de confiance : j'ai réussi le challenge. Quand je n'y arrive pas c'est la déception et l’apitoiement. Donc ma confiance recule d'un cran. Il faut vraiment fournir des efforts sans relâches pour que j'y arrive, et pas uniquement pour le blog, j'ai beaucoup de mal à me bouger et effectuer certaines choses à cause de mon manque de confiance, je me dis que de toute manière je vais rater, donc à quoi bon ?  
                   Que notre esprit aime les cercles vicieux décidément ! La confiance en soi de nos proches influencent aussi la nôtre. En voyant quelqu'un sûr de lui, vous avez envie de lui ressembler. Personnellement, avec ce genre de raisonnement j'ai tendance à me mettre beaucoup trop la pression, j'ai un surplus de confiance pendant peu de temps qui me donne une impulsion et tout d'un coup j'en peux plus. Comme je suis sensible, les mots aussi peuvent beaucoup affecter les efforts que je fais pour tenter d'être plus sûre de ma personne, mais sûrement que ces ont aussi du mal. On va de complications en complications.
                 Au fait ! Qu'est-ce que c'est d'être sûr de soi ? Il y a quelques années je me disais que j'étais contente de ne pas avoir confiance en moi car je l'apparentais à de l'orgueil et un ego mal placé, je n'avais pas compris que je décrivais l'excès de confiance en soi. Ou au contraire le manque, on a tendance à survaloriser les qualités que l'on se trouve aux yeux des autres pour leur montrer qu'on est confiants, je sais de quoi je parle.  Même aujourd'hui c'est un concept qui me semble très fou, je distingue la forme mais pas les contours et encore moins le chemin pour y arriver. Je pense que le fait d'être sûr de soi permet de s'accepter et de vivre plus sereinement avec nos défauts. S'assumer aussi, tel que l'on est sans chercher à tout prix à se modifier pour rentrer dans le moule chaud que la société nous sert. C'est aussi réussir à ne plus se dévaloriser à la moindre occasion ni avoir envie de prouver à tout le monde qu'on a fait quelque chose de bien. Oui je crois que c'est ça c'est pouvoir se dire "J'ai réussi, je le sais, les autres apprécieront ou non mais moi je suis satisfaite et c'est tout ce qui compte." 
               Mais il en faut des paramètres avant de réussir à ne plus compter sur les autres pour nourrir cette confiance. Il faut aussi du temps, de l'expérience, et traverser bon nombres de tempêtes. Il y a des périodes où j'ai tout à fait confiance en moi, je pourrais cueillir le monde, et puis d'autres instants où je n'ai que l'envie de disparaître et de ne me montrer à quiconque.  En plus ayant un grand besoin d'être rassurée et valorisée c'est très dur d'obtenir ma confiance avec l'aide des autres. J'ai un besoin constant d'être confortée, qu'on me dise que c'est bon, ce que je fais est bien je peux continuer sans soucis. Mais j'y travaille ! Ca progresse, je m'affirme petit à petit et m'impose certaines choses.  Si il y a bien une chose pour laquelle je suis confiante c'est ma capacité à fournir des efforts et à persévérer. Je sais que ça va payer et qu'un jour j'apprécierai tout les aspects de ma personnalité. 

           Bon, l'article était un peu disparate et laborieux à écrire, mais c'est difficile de parler de quelque chose qu'on a du mal à définir. C'était un article important, peut-être que j'en referais dessus si ça évolue. En tout cas merci si vous avez lu, n'hésitez pas à commenter ça me fera très plaisir ! Bisous tout le monde.

jeudi 23 juillet 2015

Petits tracas quotidiens, les angoisses nocturnes

          Aujourd'hui je vais parler de quelque chose qui commence à m'enquiquiner sérieusement depuis quelques mois maintenant et qui m'arrache des doux bras de Morphée. Et si vous saviez comme j'aime dormir vous seriez bien embêtés pour moi ! 

           Tout les soirs au moment d'aller me coucher afin de remplir mon quota d'heures de sommeil, je lis un peu à mon habitude puis éteins la lumière. Et c'est là que les ennuis commencent. Je ferme mes yeux, commencent à m'imaginer de jolies histoires et puis... ça dévie. Peu à peu les histoires à l'eau de rose se transforment en cauchemars. Les sujets sont divers et variés, je peux m'imaginer dans le futur ayant une maladie grave, bientôt avoir une grosse peine de coeur, penser à la mort de mes proches ou encore à l'éloignement de ceux-ci. Ce sont des choses extrêmement anxiogènes et bien souvent je finis par tâtonner dans le noir pour récupérer mon portable et essayer de penser à autre chose.
           Ces crises d'angoisse là ne sont absolument pas violentes comme peuvent l'être les autres, mais elles me prennent à la gorge et font serrer mon coeur, je suffoque. Elles sont très difficiles à prévenir car très insidieuses, sans que je les vois venir les pensées noires défilent dans ma tête au moment où je devrais déjà dormir. Et après une ou deux heures de sursis passées à regarder des choses insignifiantes sur mon téléphone, j'ai bien peur de refermer les yeux de crainte que ça ne reprenne. Souvent, j'attends jusqu'à l'épuisement. 
            Sauf que ça a des conséquences pas géniales sur mon rythme de vie. Notamment en période de cours où je dois garder un rythme de sommeil histoire de pas m'effondrer sur ma table. D'autant plus que sans ces angoisses nocturnes, j'ai du mal à trouver le sommeil et m'endormir, alors avec cela me bouleverse intégralement mon rythme. Rythme très capricieux pour ma part, dans mon cas si je décale d'une heure le coucher, le lendemain soir je ne pourrais plus me recoucher une heure plus tôt, à un moment donné ça peut résulter sur de bonnes nuits blanches des familles. Et évidemment, moins je dors plus je suis fatiguée, plus je suis irritable et fragile et plus des grosses crises d'angoisse ou des tensions peuvent en découler. Mais, plus j'ai des crises d'angoisses dans la journée et plus je suis susceptible d'en avoir la nuit. Cercle vicieux vous avez dit ? 
         J'ai donc des nuits courtes, coupées aussi par des rêves désagréables et angoissants ou des réveils en pleine nuit et tout recommence. Ca a beau, en apparence ne pas sembler très graves, ces angoisses nocturnes comme j'aime à les appeler sont un véritable poison. Car désormais j'angoisse d'angoisser et redoute le coucher, que je recule, ce qui ne fait que les retarder. Donc ce n'est pas une solution. Pour y palier, durant quelques temps avec les conseils de ma psy j'ai pris des cachets à heure fixe, qui me détendent et donnent envie de dormir et me permettent de passer des nuits sereines. Rassurez-vous ce ne sont pas des médicaments lourds, et ne rendent pas dépendants. C'est très pratique et ça aide pas mal, mais sur des périodes courtes. Je n'ai pas envie d'avoir de traitement lourd ou de devoir en prendre systématiquement. Le seul moyen que j'ai est de continuer à travailler sur moi et faire en sorte d'avoir une bonne hygiène de vie et de m'en tenir à un rythme précis. Faut que je continue à être optimiste ! Puis me rattraper avec de bonnes siestes, surtout. 

       Voilà c'était un peu concis mais je ne pense pas que ce soit un sujet où il y ait nécessité de beaucoup s'étaler. Sur ce, n'hésitez pas à commenter ça me fera toujours plaisir et bisous !

mardi 21 juillet 2015

L'hypersensibilité, un cadeau autant qu'un fardeau


             Sans trop m'avancer, je pense le titre de cet article assez évocateur. L'hypersensibilité et le trop plein d'émotion ça me connait plutôt pas mal. Et qu'est-ce que ça implique tout ça ? Pas mal de choses que je vais détailler !

           Petite déjà j'étais très sensible, notamment aux images ou au choses violentes en générales. Une bande annonce pour une série policière pouvait  me terroriser. Je haïssais Halloween, je passais la récré à pleurer tant les autres m'effrayaient avec leurs costumes. En grandissant les images violentes ne me faisait plus ni chaud ni froid, si bien qu'aujourd'hui un de mes réalisateurs préféré n'est autre que Quentin Tarantino (la douceur, les paillettes, non je rigole). Ca me défoule un peu l'esprit ! Enfin bref, fermons cette aparté et revenons à nos moutons-émotions.  
          Tout pour moi, tout ce que je ressens est décuplé. Prenons une métaphore, j'adore ça. Vous (alias les personnes dites "lambda" quand vous ressentez quelque chose, vous ressentez comme une pichenette. Moi, c'est un peu comme si on me collait un marteau dans le crâne. C'est assez puissant, et ça me le fait pour n'importe quelle émotion, que ce soit positif ou négatif et c'est difficile à gérer. Quand ça m'arrive, soit c'est une bonne nouvelle et à ce compte là je vais être (non pas hystérique) mais euphorique et si c'est une mauvaise nouvelle, je peux être minée et cela peut même débouché sur une crise d'angoisse (se référer à l'article ci-dessous.) 
        Je suis sensible à pas mal de choses, les mots notamment ont un très fort impact sur mon humeur, une petite phrase anodine peut me faire poser milles questions et m'enfoncer plus bas que terre. Je ne supporte pas non plus les injustices ou l'hypocrisie, ça me met réellement hors de moi, mais j'y reviendrai plus tard. Un dernier exemple ! Je fais preuve d'une sensibilité extrême vis à vis des animaux, je ne supporte pas qu'on puisse mal les traiter ou leur faire mal, ne serait-ce que par inadvertance, ça me retourne l'estomac. Même dans les films où, je peux supporter de visionner quelqu'un qui se fait arracher un membre, mais si dans la scène suivante un animal trébuche, c'est l'ouragan dans mes émotions. 
         Et surréagir à tout peut vraiment être un fardeau lourd à porter. La moindre chose m'affaiblit, me brise et alimente mon angoisse. Souvent je me plains que ça me fatigue, que j'en ai marre de cette hypersensibilité car elle contrôle avec l'angoisse mes réactions et je n'en suis que plus irritable. Ca me donne la larme facile, mais uniquement en privé. Les larmes ou un moyen d'extérioriser et matérialiser ces émotions parfois trop forte pour quelqu'un comme moi. De plus qui dit doutes plus forts, dit inquiétudes plus fortes et j'ai besoin d'être rassurée en conséquences ce qui est lourd pour mes proches. Mais, et il y a un mais c'est aussi un atout. Je perçois mon environnement de manière plus fine que le reste du monde, je remarque des choses que peu de gens auraient remarqués car mes sens sont plus sensibles justement, j'observe et écoute beaucoup de choses avec attention. Cette hypersensibilité permet plus d'empathie et j'arrive aussi à analyser, comprendre et mieux aider les gens autour de moi. 
     C'est pourquoi il faut que je la chérisse et ne regrette pas ses excès parfois un tantinet encombrants. Je dois réussir à être plus sereine et la "vilaine" hypersensibilité ne m'atteindra quasiment plus ! Je préfère voir cette hypersensibilité essentiellement comme un atout que comme un boulet. Oui, souvent elle me lèse et me brouille l'esprit d'idée négative, mais elles sont un peu comme des lunettes magiques qui me donnent l'occasion de voir des choses invisibles ! (Comme celles de Cereza dans Bayonetta, si vous connaissez...) 

                Bon ! Sur ce, je vous laisse tranquille, espère que vous avez appréciés cet article et que vous passerez une bonne journée (ou soirée, tout dépends) Bisous !


lundi 20 juillet 2015

Gros morceau, mes crises d'angoisses

            
            Souvenez-vous dans le dernier article je vous ai parlé de mon angoisse. Dans la continuité je vais donc parler de mes crises d'angoisses, essayer de vous les décrire extérieurement et intérieurement. 
         Ce sera pas follement marrant, je vous préviens. Cependant il me semble que c'est quelque chose d'important et que plus j'en parlerai, plus je réussirai à les contrôler et petit à petit les dominer. (Ces cochonnes.) Ah et je ne cherche aucunement la pitié ! 
       Précisons qu'il n'existe pas qu'un type de crise d'angoisse, certains vont avoir chaud, vont suffoquer, trembler etc etc. La seule chose de commun a tout ça c'est une sensation terrible d'angoisse et de mal être dont on est impossible de se débarrasser. Personnellement, ces crises montent crescendo et parfois si doucement que je ne parviens que rarement à les anticiper. Je sens une boule dans ma gorge se former, puis une respiration plus troublée, plus prononcée. Les idées angoissantes  augmentent et, sont souvent focalisées sur une chose bien précise. Une idée qui va devenir obsédante. 
            Arrive ensuite le moment où je ne puis plus contenir quoi que ce soit et qu'après avoir quelque peu sangloté en me retenant au maximum, j'implose. A ce moment là, je me suis déjà enfermée totalement, je ne réponds plus quand on me parle, suis fébrile et essentiellement focalisée sur  mon angoisse. Ce qui n'est évident pas super pour l'éviter. Ensuite, comme dit quelques lignes au dessus de celles-ci, à la manière d'une cocotte minute je ne retiens plus rien et c'est là que mon enfer commence. Je pleure très fortement, je me met à hurler tant les émotions sont douloureuses et incontrôlables. Je suis aussi prise de bougeotte, je marche nerveusement dans mon appartement avec des mouvements saccadés, toujours en pleurant et en disant des phrases comme "j'en ai marre" en boucle.
       Parfois, lorsque que la crise devient vraiment forte je peux ressentir une envie très forte de me faire du mal. Il y a quelques années je me mordais le bras, pour retenir en moi ce que j'avais envie d'exprimer. Ca m'arrive encore, mais assez rarement. Je peux en venir à me griffer aussi, les bras, les cuisses, le cou, dans un accès de rage, un besoin de marquer ça jusque dans ma peau. Ce qui arrive le plus souvent ce sont des coups, sur ma tête essentiellement, tant je me trouve insupportable. Je soupçonne aussi de faire ça pour me faire réagir et ressentir d'autres émotions. Quand la crise est vraiment très violente je peux aussi en arriver à me jeter par terre, c'est insoutenable. 
      Au bout d'un moment, la crise finit par passer et je me calme, doucement. Mes muscles sont raidis, je suis tremblante, épuisée et surtout honteuse. Car ces crises sont incontrôlables et je ne fais pas ce que je viens de décrire avec un esprit clair, lucide. C'est l'Angoisse qui me fait faire tout ça. Une fois redescendue je m'en veux, je m'en veux de ces marques sur mon corps que le lendemain je vais tenter de cacher honteusement. J'ai honte aussi de mes yeux gonflés et rougis, qui témoignent de l'horreur subie. Je fais tout pour ne rien montrer, hormis les personnes les plus proches de moi, je ne montre absolument pas cette partie de moi, et c'est pour ça qu'on ne me verra jamais avoir une crise d'angoisse violente en public. On peut, je pense tout à fait percevoir mon mal être mais je n'imploserai qu'une fois chez moi, à la moindre contrariété. D'autant plus que les jours suivant, je suis fragile émotionnellement, il faut que ces angoisses aient le temps de s'évacuer. Ce qui implique que d'autres peuvent survenir à nouveau.
        En ce qui concerne l'aide sur le moment de la crise c'est très aléatoire, soit je vais en avoir besoin, soit je vais la repousser très durement, voulant vivre ça seule. Cependant, il n'y a pas que du négatif, bien au contraire. Mes crises d'angoisses actuelles me montrent la différence entre celles d'il y a quelques années. Car oui, j'ai progressé, j'ai tout d'abord compris que c'en étaient, puis j'ai pu commencer à essayer de me calmer sur le coup. Que je suis fière quand après la tempête je ne me suis pas fais mal, ou que je me suis rapidement calmée ou que même, j'ai réagi avant. C'est la plus belle des victoires et c'est ce qui me pousse à ne pas abandonner malgré des périodes plus agitées et violentes que d'autres. L'important c'est de comprendre quelle est la réelle raison de ces crises, et ne pas se focaliser sur le déclencheur, plus j'analyse et mieux je contrôle et ça fait un bien fou. 

Voilà le roman est terminé ! Fiou ! Merci si vous avez lu, bisous bisous !

dimanche 19 juillet 2015

Commencement, la manière dont je perçois l'angoisse

           Puisqu'il faut bien commencer par le début et que je suis assez méthodique, le plus logique est donc de vous parler de comment je vis et perçois l'angoisse, le stress et tout ces trucs que je KIFFE. (ou pas.) 
            Petit historique tout d'abord. Je crois qu'être angoissée est une des caractéristiques profonde de ma personnalité, ancrée en moi depuis des temps immémoriaux. J'ai grandi entourée d'affection, d'amour, de tendresse et de jeux, j'ai un souvenir très heureux de mon enfance mais j'y retrouve déjà des traces du stress et les empreintes de crises d'angoisse. J'étais une enfant très sensible, très peureuse, qui avait un besoin constant d'être rassurée et d'être entourée de mes parents ou de mon entourage très proche. J'étais en plus d'une timidité maladive et dehors je ne lâchais que rarement la main ou la jambe de ma mère ou mon père. Ca annonce bien la couleur déjà, vous ne trouvez pas ? 
J'ai souvenir aussi de fêtes d'anniversaire chez des copines de ce temps jadis  où, ne connaissant que peu de monde, m'isolais et me mettais à pleurer emplie d'une angoisse terrible. Ca ne date pas d'hier. 
              Prenons maintenant la dolorean et avançons un peu dans le temps, voulez-vous. Nous voici donc au début de mon adolescence vers mes 12/13 ans, je ne savais toujours pas que j'étais angoissée ou stressée. C'est pourtant à ce moment là que tout ces soucis ce sont accentués, et le gérer était impossible. L'angoisse ressortait donc de différentes façons, je me "rabaissais" (selon mon expression) et cherchais à me différencier. Je me souviens du dilemme terrible que de savoir si le lendemain j'allais porter ou non ce serre-tête un peu original au collège. Aujourd'hui ça me semble dérisoire, mais à l'époque ça m'avait vraiment perturbée. C'était une sorte de défi "Vais-je réussir à leur montrer ma différence ?" Puis finalement j'ai renoncé, de peur, d'angoisse d'être rejetée et encore moins aimée que ce que je croyais déjà.
               Puis un jour ça s'est aggravé et je me suis enfin décidée à consulter. J'y reviendrai dans un autre article car ce n'est pas le propos de celui-ci ! Petit à petit j'ai donc appris à décortiquer et tenter d'apprivoiser ce fléau. Donc je me permets d'en parler car il me semble avoir pas mal réfléchi là-dessus ces dernières années.
         Revenons en au présent ! L'angoisse, le stress m'accompagnent quotidiennement, pour tout. Mes handicaps, ce sont eux. Que ce soit de sortir dans la rue, aller en classe, faire n'importe quoi ils sont là et m'apporte leur lot de question "Oui mais et si il se passe ça ?" "Et si ?" "Oui mais..." Toujours et constamment. Je n'ose rien et ai mes petites habitudes, le moindre changement apporte en conséquence stress et angoisse. J'ai une angoisse "anticipative" j'ai toujours peur des conséquences ou de ce qu'il va se passer, une fois que c'est fait, l'angoisse retombe. 
         Pour moi c'est aussi quelque chose qui démultiplie toute émotion, et qui me transforme en "monstre". Un côté de moi que je ne montre que très peu aux gens, hormis quelques uns. Personne ne se doute à quel point l'angoisse est intrusive dans ma vie et me bloque. Mais je ne fais pas rien et travaille jour après jour à atténuer ça. Car je le sais, ce sera présent durant toute ma vie avec des périodes plus ou moins violentes. Il faut que je trouve le moyen de vivre sereinement avec ça tout en l'acceptant car ça fait partie intégrante de moi et peut être une grande qualité ! Je ne désespère pas. 

Bisous tout le monde, merci d'avoir lu !

Introooduction !

          Dans ma jeunesse, j'ai eu moult blogs tous abandonnés ou laissés en jachère. Cependant ma démarche est différente avec celui-ci, je ne souhaite pas vous partager mon ancienne passion des mangas, des critiques de cinéma, des dessins ou des créations graphiques. Non ici, ce que je veux faire c'est m'exprimer, et je peux vous dire que ça me démange depuis quelques temps. Mais m'exprimer sur quoi au juste ? Vous devez en avoir une petite idée avec le titre du blog !
            Ici je compte donc partager mes petits tracas quotidiens liés à l'angoisse, l'anxiété et tout ces "gâches-vie". Je ne veux pas cependant imposer de vérité générale, ce blog si il doit être une psychothérapie, sera la mienne. Je ressens le besoin d'échanger avec des gens qui ont des parcours et des ressentis similaires aux miens. Peut-être que ça pourra aider d'autres gens, montrer qu'ils ne sont pas seuls à vivre ça et on pourra tous s'entraider ! (Ouaiiis les roses, les paillettes, les bisounours) Certes c'est un petit peu idéaliste mais "et si" ?
            N'y voyez pas non plus une expression d'un orgueil mal placé de ma part ou d'une quelconque prétention. Oui je vais parler de moi, beaucoup et essentiellement pour la simple et bonne raison que ce sont des ressentis personnels. La seule chose qui serait prétentieuse et égoïste serait que je fasse des généralités sur ces émotions dans mes articles.
           J'espère en tout cas que ce blog va m'aider à progresser et grandir et qu'un jour, que quelqu'un tombe dessus et ait envie de parler à son tour.

            Je vous souhaite une bonne visite à travers mes boyaux de la tête, pas toujours très heureux mais plein de bonnes intentions ! Bisous à tous !

PS : Je pense illustrer ce blog avec mes dessins, pour ne pas utiliser des dessins d'autres gens et histoire de ne pas le laisser blanc comme neige !